Ils ont pris un engagement solennel vis-à-vis de Dieu pour enseigner, baptiser, marier, enterrer et aussi d’être le guide spirituel et le modèle pour converger les individus dans le droit chemin. Quelques exemples : justifier les relations sexuelles après le mariage, ou fustiger la masturbation et l’homosexualité. Malgré leurs promesses, certains chefs religieux n’ont pu s’empêcher d’assouvir leurs envies sexuelles. Du coup, ils se sont retrouvés dans le box des accusés. Certains purgent même des peines de prison lourdes alors que d’autres attendent leur procès. L’ampleur du phénomène est telle qu’elle pose aujourd’hui, des interrogationd d’ordre moral.
En 2004, une étude effectuée par le John Jay College of Criminal Justice à New York, et rendue publique par l’Église catholique américaine, a révélé que 4 400 prêtres ont été accusés d’avoir agressé 11 000 enfants aux États-Unis, soit 4 % de l’ensemble des 110 000 prêtres ayant été en fonction entre 1950 et 2002. Parmi ces chefs religieux, on a recensé des pédophiles, des violeurs, des homosexuels, bref, de véritables prédateurs sexuels.
Plusieurs pays, dont la France, les États-Unis, les Pays-Bas, l’Australie et l’Inde, sans oublier l’île Maurice, ont été secoués par des scandales sexuels impliquant des chefs religieux de différentes communautés.
Àl’île Maurice, le dernier cas remonte à la semaine dernière, où une fillette de 6 ans allègue qu’un prêtre et aussi enseignant de langue orientale a attenté à sa pudeur à plusieurs reprises. En remontant le temps, on peut trouver d’autres cas, impliquant maulanas, prêtres, pandits et qui ont ébranlé la population avec des scandales sexuels, faisant les grands titres de la presse locale. Certains ont été innocentés par la justice, d’autres ont payé pour leurs délits.
L’île Maurice et ses délinquants religieux
L’île Maurice n’échappe pas à ce phénomène qui scandalise toutes les communautés à cause de la nature du délit et du rôle des coupables dans la société. Voici quelques faits où les délinquants sont aussi des hommes religieux.
2002 : Sachin Aubeeluck, 25 ans, dit ‘Pandit’, marié, père de famille et résidant à Montagne-Blanche, est impliqué dans le viol collectif de Sandra O’Reilly. Les faits s’étaient déroulés dans une voiture de location dans la nuit du 19 juillet 2002 à Belle-Rive. Aux enquêteurs, Sachin avait expliqué qu’il avait fait glisser le levier du siège avant pour avoir plus d’espace pour abuser de sa victime à deux reprises en compagnie de ses amis.
Décembre 2004 : Une étudiante qui avait dénoncé le maulana Amanoollah Allyboccus pour abus sexuels se rétracte. Celle-ci avait en effet soutenu que cette affaire avait trop traîné et qu’elle n’arrivait plus à dormir. Selon les allégations de l’étudiante, le maulana avait commencé à abuser d’elle en 1999, alors qu’elle n’était âgée que de 13 ans. Elle prenait des leçons coraniques avec lui. C’est ainsi, avait-elle expliqué, qu’elle avait fini par tisser des liens d’amitié avec l’enseignant. Mais ce dernier aurait abusé d’elle à treize reprises et en treize occasions au moins, dont une fois dans un taxi en stationnement près d’un supermarché de Phœnix.
Le maulana avait été acquitté, la Cour lui ayant accordé le bénéfice du doute. Dans son jugement, le magistrat Nicholas Ohsan-Bellepeau avait déclaré que, malgré le fait que la Cour estimait que la plaignante a en grande partie raconté la vérité, l’absence de témoignages corroborant la thèse d’abus ne lui permettait pas de condamner l’accusé.
Novembre 2007 : Le ‘maraz’ Harrish Kumarsingh Pursun avoue avoir commandité le meurtre de Swasti Bhujun à Poudre d’Or. Le corps de la victime, une quadragénaire, avait été retrouvé calciné dans un champ de canne à Poudre-d’Or, le 3 novembre. Celle-ci entretenait une relation extraconjugale avec le ‘maraz’. S’adressant à la Cour durant son procès, ce dernier s’était excusé d’abord auprès de la famille de la victime et ensuite auprès de Dieu pour ses actes.
Mars 2009 : Le pandit indien Suvasagar Ramgulam Debta doit quitter l’île Maurice en quatrième vitesse. Un ordre d’expulsion a été émis contre lui. Il fait l’objet d’allégations d’attouchements sexuels sur deux élèves au Nirvan Shiv Temple de Quatre-Bornes. Tout commence par une lettre en date du 1er octobre 2008. Elle émane d’une fidèle du mandir et est adressée au secrétaire du temple. La lettre dénonce le «indecent physical behaviour of the officiating priest at Nirvan on two female students ».
L’auteure de la lettre explique qu’elle a été informée que deux filles, élèves du prêtre Debta, soutiennent avoir été victimes d’attouchements sexuels le 23 septembre 2008. Cela se serait passé dans le temple. Des détails sont donnés dans la lettre en question.
Janvier 2009 : Le chef religieux du mouvement socioculturel Zamzam, Bakar Bahemia Ariff, défraye l’actualité, après qu’une enseignante de 20 ans ait consigné une déposition aux poste de police de Plaine-Verte pour harcèlement sexuel. La victime a allégué comment, plusieurs jours durant, le religieux lui a posé des questions embarrassantes sur ses moments intimes avec son fiancé. Il aurait avoué être amoureux d’elle et jaloux de son fiancé. Mais la police réduira le chef d’inculpation au simple délit d’«assault», sans retenir celui de harcèlement sexuel.
Mars 2010 : Une fillette de 6 ans accuse son instituteur de langues orientales, qui est aussi pandit d’attouchements sexuels. La fillette a expliqué à la police que le vendredi 5 février, alors qu’elle suivait la classe de langues orientales en compagnie de quatre camarades, l’instituteur lui a ordonnée de venir devant la classe à côté de la table avant de lui caresser les parties intimes avec un rotin bazar.
Recherché pendant une semaine, l’instituteur, Sanjeevi Manickum, 48 ans et domicilié à Tyack, se constitue prisonnier dans la matin du mercredi 17 mars. Il sera conduit en cellule policière jusqu’à fin de l’enquête.
Jean-Maurice Labour, vicaire général
Célibat : « L’Église aurait dû s’orienter vers la possibilité d’un choix »
Que pensent les catholiques de la sexualité ?
La réponse se trouve dans le premier livre de la Bible, quand Dieu fit l’homme et la femme et vit dans la sexualité le levier d’une relation humaine équilibrée. La sexualité ne se réduit pas à une mécanique des corps, mais à une relation entre des personnes engagées dans une relation durable.
Est-ce que l’homme peut résister à la tentation charnelle ?
Maîtriser sa sexualité charnelle est difficile, surtout dans un monde hyper-érotisé, où le déferlement pornographique rend accessible à toute une sexualité bestiale.
Que pensez-vous du célibat des prêtres ?
C’est une valeur pour la société et pour l’Église ! Le célibat est difficile mais pas impossible. On peut canaliser les forces, les énergies affectives et sexuelles vers d’autres générosités et services. La vie sexuelle dans les couples n’est pas plus facile aujourd’hui. Le taux d’échec dans la vie de couple est très élevé et une des raisons principales est la mésentente sexuelle : un trop grand appétit sexuel d’un côté et pas assez de l’autre.
Quelle est la position de l’Église face à ces scandales ?
L’Église doit faire son mea-culpa, d’abord laisser la justice suivre son cours et en tirer des leçons. Je crois que l’Église aurait dû s’orienter vers la possibilité d’un choix. Même les disciples de Jésus étaient des hommes mariés. L’Église catholique a privilégié le célibat depuis le 12ème siècle, mais au sein de l’Église orientale catholique, il y a un clergé célibataire et un clergé marié. Je suis ouvert à ce que l’Église ouvre l’accession du sacerdoce aux hommes mariés. Je suis aussi pour que l’Église garde le célibat. Pour l’avenir, l’Église devrait s’ouvrir à cette double tradition.
Aujourd’hui, beaucoup de religieux sont mêlés à divers délits sexuels. Que ressentez-vous ?
L’attention de l’opinion publique est centrée là-dessus depuis plusieurs années. J’ai honte et je suis choqué ! Pas seulement par le scandale, mais aussi pour la souffrance des victimes qui portent un traumatisme presque irréparable.
Quant aux prêtres, je suis choqué et honteux d’apprendre que des hommes et des femmes à qui on fait confiance ont pu se rendre coupables de tels actes. Mais il est bon de souligner que la pédophilie ne concerne pas seulement l’Église. 80 % des actes sont commis dans des familles, par des hommes mariés ou des hommes qui vivent avec une femme. Mais cette comparaison ni n’excuse, ni ne justifie les actes susmentionnés.
Comment se fait le recrutement des prêtres ?
Les séminaristes sont aujourd’hui soumis à un accompagnement psychologique-professionnel. Lorsque le prêtre a à assurer l’encadrement des enfants et des jeunes, il est entouré d’une équipe d’adultes composée d’hommes et de femmes, pour qu’il ne soit pas isolé.
Shakuntala Hawoldar, pédagogue
«Les religieux sont en déphasage total»
Le Défi-Plus : Comment expliquez-vous que des religieux de toutes confessions en sont venus à commettre des délits aussi graves ?
Shakuntala Hawoldar : Les explications sont ailleurs qu’au sein des institutions religieuses. C’est notre société qui est elle-même malade. Nous sommes au cœur d’un fléau social qui trouve son origine dans l’éclatement de la famille. Lorsque la femme doit seule et à la fois travailler et accomplir des tâches ménagères quotidiennes, on est en droit de se poser des questions : qui va s’occuper des enfants, de leur éducation civique? Il n’y a plus de parents, ni de grands-parents pour transmettre les valeurs. Lorsque les repères se perdent, on doit s’attendre à des transgressions, à des actes inavouables. Dès lors, faut-il s’étonner que des hommes religieux tirent partie de la situation ?
Faut-il les sanctionner comme de simples citoyens ?
Bien sûr, car ils ne sont pas au-dessus des lois. Mais il y a mieux, ils doivent rendre des comptes à l’État concernant les subsides qu’ils obtiennent. Il faut qu’ils montrent comment ils dépensent cet argent provenant des deniers publics.
Comment évaluez-vous leur apport à la société ?
Je n’y rien vois de concret. Encore moins des associations comme le Conseil des Religions ou Conseil des Sages. Ils sont vraiment très sages, au sens premier du mot. Les hommes religieux sont aujourd’hui en déphasage total, incapables qu’ils sont de saisir les enjeux de notre société, ses mutations, ses réalités. Ils parlent une langue que les gens simples ne comprennent pas, ils s’égarent et égarent les autres dans des rituels stériles, alors qu’il aurait fallu s’attaquer aux vrais fléaux sociaux, comme la drogue, l’alcoolisme, le Sida, entre autres. Ils rentrent en religion comme un individu postule pour un emploi. Cette pratique était une vocation; aujourd’hui, elle est une profession exercée sans âme. Le prêtre, le pandit, l’imam devraient être aussi des psychologues et des sociologues afin de s’adapter à notre monde.
On a besoin des prêtres à l’occasion des moments importants de la vie…
À condition qu’ils expliquent l’essentiel aux gens. Notamment, durant les mariages, où le couple souhaite qu’on lui dise comment vivre les valeurs humaines, affronter l’adversité, cohabiter avec les beaux-parents, contrôler les naissances, élever les enfants… Mais il n’y a rien de tout ça. Les mutations sociales et les bouleversements qu’elles apportent en termes de style de vie et de choix, exigent que les hommes religieux actualisent leur approche, mais ils sont restés ancrés dans des habitudes anachroniques.
Le maulana Jameel Chooraman
«Il existe des boucliers contre la tentation»
Le Défi-Plus : Que préconise l’Islam sur la sexualité ?
Jameel Chooraman : L’Islam enseigne une sexualité saine et pure. Dieu a mis en chacun d’entre nous un penchant et un amour envers l’autre. Chacun désire s’associer à l’autre pour qu’il n’ait pas de dérapage et forme un couple en faisant le nikaah. Le mariage est avant tout une manière de préserver sa religion et sa chasteté. C’est un remède pour les cœurs et les âmes et une paix pour l’esprit, spécialement pour les jeunes, pleins de vitalité et de vigueur.
Est-ce qu’un chef religieux est soumis à des tentations ? Comment doit-il les maîtriser ?
Comme la sexualité est dans la nature humaine, nul n’est à l’abri des tentation ! Avant d’être un chef religieux, c’est un être humain comme tout le monde. Mais il faut savoir résister et rester dans les limites imposées par la légalité pour ne pas succomber à des tentations. L’Islam enseigne aussi qu’il faut se marier pour avoir un épanouissement sexuel. Le prophète Mohamed, la paix soit sur lui, enseigne comment résister à la tentation. Le mariage, le jêune et la spiritualité sont des boucliers contre les tentations.
Que pensez-vous des chefs religieux qui sont en ce moment impliqués dans des scandales sexuels ?
Ce sont des personnes qui ont échoué dans leur mission spirituelle. Ils n’ont pas pu s’abstenir de leurs tentations face à des désirs indésirables. Ils n’ont pas le droit d’être proclamés chef religieux parce qu’ils ont fauté aux yeux de la loi.
Mgr Ian Ernest : «Les enseignements permettent de résister»
L’homme a été créé à l’image de Dieu. Mgr Ian Ernest, évêque de l’Église anglicane de Maurice, indique que les enseignements du Christ nous guident, fortifient et mènent à résister aux tentations. Si l’être humain est façonné par son environnement, il a aussi le potentiel pour faire des choix afin de prendre ses responsabilités. Malheureusement, notre environnement perd parfois ses repères, et tout devient alors permissive. Mais il est encore possible de résister. Se fondant sur la Bible, l’Église anglicane explique que la sexualité est un don de Dieu.
Dans la Bible, il est écrit que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. La sexualité se vit donc dans un amour mutuel dans le cadre du mariage. Les hommes religieux doivent donner l’exemple, poursuit Mgr Ernest. «Si, en tant que leader, je ne suis pas au diapason de ce que je prêche, en qui les membres auront confiance ? Partout, on a les yeux sont rivés sur les actes des hommes religieux.»
Commentant le cas des religieux mêlés à des délits sexuels, l’évêque précise qu’il y a toujours eu des hommes et des femmes qui se sont retrouvés piégés dans des délits d’abus sexuels ou financiers. «Il faut distinguer la religion de la personne. Si celle-ci est trouvée coupable, il faut qu’elle soit jugée, car elle est responsable de ses actions.» Mgr Ian Ernest veut aussi nuancer. «Je n’ai pas le droit de juger. Il faut aider cette personne à assumer ses responsabilités. Je suis de ceux qui haïssent le péché et non le pécheur. Dans toutes les religions, il y a des gens qui se trouvent piégés par les circonstances de la vie. Nous sommes vulnérables, il ne faudrait pas pointer du doigt, mais au contraire être à l’écoute…»
Sadasiven Coopoosamy, psychologue : «Un être abominable…»
Sadasiven Coopoosamy, psychologue, ne mâche pas ses mots. Un prêtre trouvé coupable d’abus sexuel est un être abominable. La sexualité se définit comme un besoin biologique, au même titre que la faim ou le sommeil. Dès la naissance, l’être humain réagit aux stimulations d’ordre sexuel.
Le psychologue explique que les recherches ont démontré que chez les religieux célibataires, certains ont tendance à développer des troubles psychologiques qui bloquent leur spiritualité : convulsions, hystérie, hallucination et irritabilité. D’autres ont recours à la masturbation pour éliminer les pulsions sexuelles, aidées en cela par le ‘wet dream’, d’autres encore ont des relations homosexuelles ou hétérosexuelles. «Une certaine minorité d’entre eux a réussi à accomplir sa mission avec succès, parce que ses besoins sexuels sont plus faibles », indique le psychologue. Parmi les auteurs d’abus, l’on remarque que certains ont grandi dans un climat d’éducation sexuelle stricte et rigoureuse dès l’enfance. « La sexualité est refroidie, diabolisée au nom d’une prétendue valeur morale. Considérée comme sale, la masturbation est un péché qui mène droit à l’enfer, à l’impotence.
Si de nature la personne est timide, elle va tout croire aveuglément.»Parmi certains religieux qui sont impliqués dans de tels délits, il est possible qu’il y ait des frustrés sexuels. En agissant ainsi, ils veulent rétablir l’équilibre. Dans d’autres cas, certains se sentent à l’aise avec un enfant plutôt qu’avec un adulte. Le psychologue reconnaît qu’au moins une fois dans sa vie, tout individu est confronté à la tentation, mais il est capable de résister. «Gérer ses pulsions, cela s’apprend et il peut y résister, explique notre interlocuteur. Si un prêtre, qui est le représentant suprême de Dieu ne peut se maîtriser, il doit être suspendu et subir des sanctions qui s’imposent.»
Le swami Paramananda et le bon usage de la sexualité:
«Notre énergie sexuelle est comme du fioul destiné à l’éveil de la conscience cosmique grâce à la méditation. Toutefois, un individu peut diriger toute son énergie vers ce but ou seulement une partie. Il peut s’en servir pour une expérience sexuelle ou pour la procréation. Cela ne fait pas de lui un être perverti, explique le swami Paramananda. Un chef religieux est comme n’importe quel individu et, à ce titre, la tentation, chez lui, est un trait naturel. «Le vrai problème est le refoulement, l’excès et surtout l’ignorance. Mais avec la méditation, on arrive à transcender l’ignorance, et tous les problèmes liés à la sexualité y trouvent leur source», ajoute le religieux.
Selon lui, il faut établir une distinction entre chefs religieux et personnes religieuses, car les deux n’en font forcément pas qu’un. «Être religieux ne signifie pas appartenir à une communauté ou une religion, et ni ne se réduit à la connaissance des textes sacrés ou la pratique des rituels ou des commandements, pas plus que la pratique de la moralité, mais bien celle de la science qui mène à l’expérience de son âme. C’est une science du monde intérieur. Les individus qui sont impliqués dans de tels actes sont aussi malades ou ignorants que n’importe qui.»
International : des affaires qui donnent froid
- La France
En février 2000, environ une dizaine de prêtres et religieux ont eu des démêlés avec la justice dans des affaires de pédophilie. L’abbé René Bissey sera ainsi condamné en 2000 à 18 mois de prison pour viol. Alors que son confrère Bernard Mercury, un prêtre de 51 ans, avait écopé de 4 ans de prison le 20 septembre 2001, pour avoir eu des relations sexuelles avec huit mineurs dans le faubourg de Bordeaux. Vers février 2009, un prêtre de Lille de 39 ans est écroué après avoir été dénoncé par un enfant de 13 ans avec lequel il correspondait sur l’internet. Il a reconnu avoir eu plusieurs relations sexuelles avec des mineurs.
- États-Unis
États-Unis : en février 2002, le diocèse de Boston est ébranlé après que quatre-vingts prêtres ont été accusés de pédophilie. Le pape Jean-Paul II réagit et rédige une charte pour la protection des enfants et des jeunes. Il convoque alors pour la première fois les cardinaux américains. Les victimes sont dédommagées financièrement. Ces indemnités sont évaluées à près de 2 milliards de dollars.
- Australie
Broken Rites, une association de défense des victimes australienne annonce que 107 prêtres et religieux catholiques ont déjà été condamnés par la justice pour des agressions sexuelles ou des viols, Le cardinal Pell, archevêque de Sydney, qui est accusé d’avoir cherché à étouffer les scandales de pédophilie, a ordonné la désignation d’une commission indépendante pour enquêter sur sa propre attitude passée face aux abus sexuels dont il aurait eu connaissance.
- Irlande
Mai 2009. Le rapport du juge Sean Ryan fait des révélations accablantes concernant une centaine d’enfants victimes attouchements sexuels et violés à partir des années 1940, dans les institutions religieuses du pays. Parmi 35 000 enfants placés dans des écoles catholiques, maisons de correction ou autres institutions pour handicapés entre autres, plus de 2 000 ont déclaré à la commission Ryan avoir souffert d’abus physiques et sexuels perpétrés par des éducateurs, en particulier des prêtres. Environ 46 cas de prêtres coupables d’abus sexuels sont relevés. Le rapport évoque le cas d’un prêtre qui a reconnu avoir abusé 100 enfants, d’un autre s’étant livré à des violences sexuelles «tous les quinze jours pendant 25 ans» dans sa paroisse ou d’un autre ayant abusé d’un servant d’autel de 9 ans après la messe, avant de lui offrir un «t-shirt et un livre de prières».
Le Conseil permanent des évêques irlandais présente alors ses «excuses à tous ceux qui, durant leur enfance, ont été si cruellement victimes de violences lorsqu’ils étaient à l’école ou dans des maisons d’accueil catholiques».Les 15 et 16 février 2009, le Vatican convoque l’ensemble des évêques irlandais.
- Allemagne
En janvier 2010, au collège jésuite Canisius à Berlin, le recteur reconnaît que de nombreux anciens élèves ont subi des abus sexuels dans les années 1970 et 1980, impliquant au moins deux anciens professeurs jésuites. Ce qui entraîne d’autres révélations dans d’autres collèges jésuites. Au total, 120 anciens élèves se disent avoir été victimes d’abus. L’évêché de Ratisbonne reconnaît deux cas d’abus sexuels sur des enfants dans la chorale fondée en 1975 et a dit disposer d’informations sur plusieurs cas d’abus présumés survenus entre 1958 et 1973.
- Autriche
Bruno Becker, supérieur de l’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Salzbourg, donne sa démission le 8 mars 2010. Il a avoué publiquement avoir abusé d’un enfant en 1969 dans sa commune natale de Grödig.
Le 10 mars 2010, le cardinal-archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, «sans remettre en cause la règle du célibat des prêtres», estime qu’il est «nécessaire» pour l’Église catholique de «s’interroger sur les raisons» des actes de pédophilie commis par des religieux, parmi lesquelles il cite, entre autres, le célibat. Une proposition immédiatement rejetée par le Vatican.
- Pays-Bas
L’ordre des salésiens fait l’objet d’accusations pour des faits qui se seraient produits dans les années 1960 et 1970 dans un internat près de Nimègue. Une commission d’enquête de l’Église néerlandaise, appelée Aide et Droit, a lancé début mars un appel aux personnes victimes de prêtres: 34 cas d’abus sexuels ont été signalés en quatre jours.
- Inde
En mars 2010, le swami Nithyananda, connu comme le gourou de Bangalore, est au cœur d’un scandale sexuel. Ceci après la diffusion d’une vidéo dans laquelle on le voit avec deux jeunes femmes en train de le caresser, avant des rapports sexuels avec elles. Parmi ces deux femmes se trouve une actrice du Sud. Un disciple du swami avait placé une caméra cachée dans l’appartement de ce dernier pour le piéger et dénoncer ses pratiques sexuelles.
Source: http://www.defimedia.info/articles/7502/1/Sexe-et-Religion–Rapports-incestueux/Page1.html




